Si on essayait la sylvothérapie ?

La sylvothérapie, c’est le nom savant pour désigner les gens qui font des câlins aux arbres (oui, c’est un peu réducteur). Au Japon, la sylvothérapie est un soin reconnu, pratiqué en cures. Une invitation à se reconnecter à la nature pour se sentir mieux.

On n’est pas obligé de se coller aux arbres…

Les Japonais pratiquent le shinrin yoku – bain de forêt. C’est-à-dire une promenade dans les bois, en pleine conscience. Il s’agit de prêter attention à l’environnement : les arbres, les odeurs, le bruit des pas, etc. Comme une méditation en mouvement, où l’on se concentrerait sur tous les détails de la balade, pour mieux se reconnecter à soi-même. En clair, si vous allez à la cueillette aux champignons, vous pratiquez déjà la sylvothérapie sans le savoir.

Ce qui est plus nouveau, c’est que des chercheurs ont étudié l’effet d’une telle pratique sur notre organisme. Et que les résultats sont fort intéressants (même si on ne tombe pas de notre chaise). Baisse du cortisol (l’hormone du stress) et renforcement du système immunitaire sont deux effets bénéfiques. Nos parents et nos grands-parents étaient drôlement malins, même s’ils n’utilisaient pas de mots compliqués (sylvothérapie vs « mets tes bottes et ton k-way »).

… mais on peut quand même les embrasser

Au Japon, encore, le shinrin yoku peut être décliné sous diverses formes. La marche, lente ou plus rapide, la baignade dans les sources d’eau chaude, le pique-nique composé à partir d’ingrédients de la forêt dans laquelle on évolue, le tai-chi, la méditation, etc. Etreindre les arbres n’est qu’une option parmi d’autres. Mais si l’aventure vous tente, c’est aussi très simple : choisissez un arbre qui vous attire, puis enlacez-le et profitez de ses bonnes ondes. Les Anglais appellent cela « tree-hugging ».

Attention tout de même, l’expérience mérite quelques précautions si vous ne voulez pas qu’elle se mute en mauvais songe. Vérifiez avant de vous frotter que l’écorce n’est pas déjà habitée (par des insectes ou des chenilles qui risqueraient de vous piquer). Et consultez un guide pour reconnaître les arbres amis, comme Ces arbres qui nous veulent du bien. Il y a des essences (le tilleul, le saule ou le chêne, par exemple) plus sympas que d’autres.