Slow travel, l’art de savourer le voyage

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Flâner, se perdre, garder de la place pour l’imprévu… Pour les nouveaux adeptes du slow travel, le luxe n’est pas la distance mais le temps. Plutôt que de visiter tous les monuments incontournables d’une destination, ils préfèrent s’en imprégner. Un mode touristique à découvrir ?

Prendre le temps

Le monde n’a jamais été aussi rapide. En 2018, on peut partir en week-end à New York, aller à Marrakech pour la soirée ou visiter au pas de course tous les points d’attraction d’une ville. C’est possible, mais est-ce bien ce que nous voulons ? A contre-courant de ce tourisme à grande vitesse, de nouveaux voyageurs font le chemin inverse. Préfèrent le vélo à l’avion. Optent pour l’immersion plutôt que la consommation. Choisissent le rythme de l’escargot au lieu de la course du lièvre.

Qu’est-ce que ça change, concrètement ? Plutôt que de caler dix étapes et 36 visites en quinze jours de congés payés, les slow travellers se posent. S’ennuient-ils (comme on pourrait le craindre !) ? Pas du tout ! Ils profitent du paysage, se fondent dedans, suffisamment pour rencontrer les autochtones, adopter leurs habitudes, partager un repas et bien plus encore. Ils laissent sa chance à l’imprévu, inépuisable source de surprises et de souvenirs bien plus croustillants. A l’autre bout du monde, comme dans la ville voisine.

Un voyage écolo-nomique

Si le slow travel compte de plus en plus d’afficionados, c’est aussi qu’il correspond à des valeurs chères à notre époque. Il permet de tester ailleurs ce que l’on a de plus en plus envie de pratiquer ici : le locavorisme. En s’installant quelques temps (en Airbnb ou en couchsurfing), on peut vraiment découvrir les artisans locaux, faire son marché, etc.

Enfin, en ralentissant leur périple, les slow travellers optent pour des transports moins coûteux en énergie et moins polluants. Certains optent pour le vélo, d’autres pour les transports en commun locaux – une occasion supplémentaire de faire des rencontres. Quand on traverse l’Inde en trois jours de train, on a davantage de temps pour admirer le paysage (et plus de chances de choper la tourista, mais bon). Et cela coûte plutôt moins cher que de vouloir tout faire… De quoi repartir plus vite, plus loin, pour profiter toujours plus !

 

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