Zoom sur le régime pegan

Pas tout à fait vegan, pas complètement paléo, le régime pegan serait, d’après les statistiques de Pinterest, la tendance alimentaire de 2019…

Des bases de bon sens

L’idée générale du régime pegan, c’est d’allier le meilleur du veganisme (des fruits et légumes en quantité, complétés de céréales complètes et de bonnes graisses) et le régime paléo (des fruits et légumes, mais aussi de la viande et du poisson – crus de préférence, mais pas de produits laitiers). Ce nouveau mode alimentaire, « inventé » par le médecin américain Mark Hyman, est surtout un régime modéré, qui revient aux basics.

Ainsi, il donne carte blanche sur les fruits et légumes de saison (en même temps, un doc qui proscrirait les fruits et légumes en 2019, bon, voilà). Il est ok pour compléter avec des céréales complètes – de préférence sans gluten. Il ajoute quelques bonnes graisses (noix, olives…). Enfin, il ne déconseille pas la viande, et propose même d’en manger à hauteur de 25% de ses apports chaque jour. Ce qui revient à séparer son assiette en quatre, y mettre un quart de protéines, un quart de féculents et une moitié de légumes. Le conseil de base de Weight Watchers depuis 30 ans.

Haro sur les produits transformés

Là où le Dr Hyman « innove » (spoiler : pas vraiment), c’est qu’il déconseille… les produits issus de l’industrie agro-alimentaire. Ce qui change, c’est qu’il donne des astuces ludiques pour faire le tri au supermarché : vous avez du mal à lire la liste des composants de ce plat surgelé ? Ne l’achetez pas ! La même liste contient de l’huile de soja, du sirop de maïs, un truc estampillé glucose ou hydrogéné ? Poubelle ! Enfin, super doc prescrit de ne pas consommer tout aliment qui bénéficierait d’une pub à la télé. D’après lui, ce seraient les pires.

Alors, malin, le régime pegan ? Assurément oui, à condition que l’on ait envie de consommer de la viande. Pour tout le reste, c’est juste un régime adapté au XXIème siècle : un régime qui invite à se poser des questions sur ce que l’on achète, à préférer les produits bruts et à les consommer tels quels. Pour la révolution, on repassera. Pour l’assiette, c’est tout bon. Bon appétit !

Photo by Ella Olsson on Unsplash