Energeticienne
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Préserver son énergie au quotidien : ressentir, s’ancrer, se régénérer

Nous avons poussé la porte de l’institut Le Nouveau Monde, à deux pas de l’Opéra, pour expérimenter le Protocole énergétique 1h de Noémie Bloch, énergéticienne. À l’issue de la séance, elle nous a confié sa vision de l’énergie et les gestes simples pour la préserver au quotidien.

Il existe une fatigue qui ne se lit pas sur le visage et qui ne se compte pas en heures de sommeil. Une lassitude plus diffuse, qui s’installe lorsque nous continuons d’avancer sans nous sentir tout à fait alignés avec nous-mêmes. C’est à cet endroit, entre le corps et l’intériorité, que se joue la question de l’énergie.

Quand on parle d’énergie dans une approche holistique, on ne parle pas d’une grandeur que l’on pourrait quantifier comme en physique. Il s’agit plutôt d’un langage : une manière de nommer notre état intérieur, la qualité de notre présence, ce qui nous traverse au contact des autres et des lieux. Cette énergie se manifeste à travers nos émotions, nos pensées et notre vitalité. Apprendre à l’écouter revient surtout à mieux se connaître, c’est-à-dire à distinguer ce qui nous nourrit de ce qui nous épuise.

Reconnaître les signes d’un manque d’énergie

Les manifestations varient beaucoup d’une personne à l’autre, mais certains signaux reviennent souvent : une fatigue qui persiste malgré le repos, une irritabilité inhabituelle, des difficultés de concentration, une perte d’élan ou de motivation, une sensation de lassitude ou d’anxiété. À ces signes s’ajoute parfois quelque chose de plus subtil, le sentiment de ne plus être pleinement relié à soi, à ses aspirations profondes, à ce qui nous met naturellement en mouvement. C’est, au fond, un manque d’alignement.

Fatigue passagère ou perte d’énergie : faire la différence

La distinction tient surtout à la durée et à la récurrence. Une fatigue ponctuelle découle généralement d’un effort physique, émotionnel ou mental particulier. Elle est temporaire, elle se dissipe avec le repos, et l’équilibre revient assez vite. La perte d’énergie, elle, s’installe dans le temps. Les symptômes deviennent récurrents et l’on a parfois l’impression que, malgré les efforts entrepris, quelque chose ne se régénère pas complètement. Les personnes concernées décrivent souvent la sensation de fonctionner en dessous de leurs capacités, comme si un frein invisible les empêchait d’exprimer pleinement leur potentiel.

Ce qui nous vide sans même que l’on s’en aperçoive

La plupart du temps, ce qui nous épuise n’est pas tant ce que nous faisons que la manière dont nous nous éloignons de nous-mêmes. Dire oui lorsque l’on pense non. Accepter des situations qui ne respectent pas nos besoins. Ignorer nos limites, réprimer nos ressentis, évoluer dans des environnements qui ne correspondent plus à nos valeurs. Nous perdons aussi beaucoup d’élan lorsque nous cherchons sans cesse à devenir quelqu’un que nous ne sommes pas, au lieu de cultiver ce qui nous vient naturellement. C’est tout le sens de la notion de « zone de génie », cet espace où nos talents s’expriment avec fluidité et où nous nous sentons profondément vivants. Plus nous nous en éloignons, plus le risque d’épuisement grandit.

Ce qui nous épuise n’est pas tant ce que nous faisons que la manière dont nous nous éloignons de nous-mêmes.

Les autres et les lieux comptent également. Certaines personnes sont particulièrement réceptives aux ambiances, aux émotions et aux dynamiques relationnelles. Ce que l’on appelle parfois la contagion émotionnelle est d’ailleurs un phénomène bien réel : nos états se transmettent, souvent à notre insu. Une interaction peut ainsi s’avérer coûteuse sans qu’il y ait la moindre intention malveillante, simplement parce qu’une personne dépose ses préoccupations sans mesurer leur effet. Pour repérer ces situations, le corps reste un bon indicateur. Une impression d’oppression, de lourdeur ou de tension soudaine signale souvent qu’un échange nous coûte plus qu’il ne nous nourrit. À l’inverse, une conversation équilibrée, même sur des sujets sensibles, laisse une sensation d’ouverture et de clarté. Les lieux fonctionnent de manière semblable, et apprendre à écouter ces ressentis aide à préserver son équilibre.

L’ancrage, socle de l’équilibre intérieur

Parmi toutes les pratiques possibles, l’ancrage est sans doute la plus précieuse, insiste Noémie Bloch. Il consiste à renforcer sa connexion à la Terre et à son propre corps. Dans une société qui nous sollicite en permanence sur le plan mental, il invite à revenir dans l’instant présent, à retrouver une stabilité intérieure et à se reconnecter à son ressenti. On peut y voir un exercice de présence et de retour au corps, ce que la pratique de la pleine conscience documente depuis longtemps comme un appui pour apaiser l’agitation mentale.

S’ancrer, c’est revenir dans l’instant présent, retrouver une stabilité intérieure et se reconnecter à son propre ressenti.

L’exercice est simple. Visualisez la Terre sous vos pieds, dans toute sa taille et sa stabilité. Imaginez ensuite qu’une énergie nourrissante et enveloppante, de la couleur qui vous vient spontanément, remonte à travers la plante de vos pieds et se diffuse dans tout votre corps à chaque inspiration. Quelques secondes, entre cinq et dix, pratiquées en pleine conscience suffisent souvent à produire un effet apaisant, parce qu’elles nous ramènent au corps en relâchant le mental. C’est un rituel particulièrement précieux le matin, mais que l’on peut répéter à n’importe quel moment de la journée.

Poser des limites sans se couper des autres

Tout commence par la clarté intérieure. Il est difficile de poser des limites justes lorsque l’on ne sait pas précisément ce que l’on ressent ni ce dont on a besoin. C’est pourquoi le travail d’ancrage est si utile : il affine notre écoute de nous-mêmes et nourrit une relation plus authentique avec notre propre ressenti. À partir de cette connexion, il devient plus simple de définir la qualité des relations que l’on souhaite entretenir et de poser des limites sereines, sans agressivité ni fermeture.

Préserver son énergie ne signifie pas se couper des autres : c’est apprendre à rester présent à soi-même dans la relation.

Des gestes pour les journées très chargées

Même lorsque les journées sont denses, quelques secondes peuvent suffire. L’ancrage demeure le réflexe le plus accessible. À ses côtés, il existe un exercice que l’on peut appeler la « bulle de lumière » : visualiser autour de soi une sphère lumineuse et protectrice, de la couleur qui vient spontanément à l’esprit, puis poser l’intention qu’elle ne laisse circuler que ce qui est en harmonie avec soi. Cette visualisation ne prend qu’un instant, et elle aide de nombreuses personnes sensibles à se sentir plus centrées au fil de la journée.

Vrai repos et faux repos

Nous associons souvent le repos à l’immobilité du corps. Pourtant, il est possible de rester allongé des heures sans réellement récupérer. Le véritable repos suppose aussi le repos du mental. Tant que nous ressassons nos préoccupations, anticipons l’avenir ou tournons en boucle sur certaines pensées, notre système reste mobilisé malgré l’apparente détente. À l’inverse, certaines activités dynamiques, la marche, le sport ou toute pratique qui favorise une présence pleine, peuvent se révéler profondément régénérantes. Le critère le plus fiable tient en une question : suis-je davantage revenu à moi-même après cette activité ? Si la réponse est oui, il s’agit probablement d’un vrai repos.

Des rituels pour le matin et pour le soir

Le matin, l’ancrage et la bulle de lumière permettent d’entamer la journée avec davantage de stabilité. Le soir appelle plutôt un geste de clôture. Pour accueillir une énergie nouvelle, encore faut-il libérer l’espace. Un rituel très simple consiste à transformer sa douche en moment de purification consciente, en imaginant que l’eau emporte tensions, préoccupations et émotions accumulées. On peut aussi accompagner une longue expiration d’une intention de relâchement. Ces gestes n’ont rien de magique, mais ils créent un signal de transition, une frontière nette entre l’activité de la journée et le temps du repos, ce qui aide le corps comme l’esprit à se déposer.

L’intention, une boussole intérieure

L’intention est au cœur de ce travail. Notre attention suit naturellement la direction que nous lui donnons, encore faut-il en avoir conscience. Poser une intention claire, c’est orienter délibérément notre état d’être et la qualité de présence que nous choisissons d’incarner. C’est cette conviction qui a inspiré à Noémie Bloch le nom de sa méthode, « La Puissance de l’Intention ». Il est utile, ici, de distinguer l’intention de l’objectif. L’objectif vise un résultat extérieur : obtenir un contrat, réussir un projet, faire une rencontre. L’intention concerne la qualité que nous souhaitons habiter pour avancer vers ce résultat. Plutôt que de viser un contrat, on peut ainsi choisir d’incarner davantage de clarté, de confiance ou de justesse. L’intention agit dans le présent : elle transforme immédiatement notre manière d’être et influence, par ricochet, nos actions.

Le soin énergétique, un accompagnement vers l’autonomie

Chacun porte en lui les ressources nécessaires pour prendre soin de son énergie. En théorie, rien de tout cela ne demande l’intervention d’un tiers. En pratique, intégrer ces notions et installer les bons réflexes gagne souvent à être accompagné. Le rôle d’un praticien n’est pas de faire à la place de l’autre, mais de l’aider à mieux comprendre son propre fonctionnement. Le soin agit alors comme un temps d’observation privilégié, qui permet de prendre conscience de ce qui nourrit notre vitalité, de ce qui l’affaiblit, et des ajustements possibles. L’objectif reste le même de bout en bout : devenir progressivement autonome dans la gestion de son énergie.

Et face au scepticisme ?

Nous vivons une époque traversée par une quête de sens et de reconnexion à soi. Face à l’accélération de nos modes de vie, beaucoup ressentent le besoin d’une relation plus profonde avec eux-mêmes, et les approches énergétiques s’inscrivent dans cette recherche. À celles et ceux qui restent sceptiques, il n’y a rien à prouver. L’énergétique est avant tout une expérience. Certaines choses se comprennent par l’intellect, d’autres se découvrent par le vécu, et chacun avance à son rythme. Honorer cette liberté fait partie de la démarche.

S’il ne fallait retenir qu’une seule chose

S’ancrer. Si l’on ne devait conserver qu’une pratique, ce serait celle-ci. L’ancrage constitue le socle de tout travail durable sur l’énergie. Plus nous sommes ancrés, plus nous sommes présents à nous-mêmes, à notre corps, à nos besoins et à notre vérité intérieure. C’est à partir de cette base que l’on peut ensuite préserver, nourrir et faire rayonner son énergie avec harmonie.

À propos de l’institut Le Nouveau Monde

Le Nouveau Monde est un institut de thérapies holistiques situé au 21 rue d’Argenteuil, dans le premier arrondissement de Paris, à quelques pas de l’avenue de l’Opéra. Pensé comme un centre de bien-être réunissant une communauté de thérapeutes indépendants, il propose, dans des salles chaleureuses qui invitent au lâcher-prise, un éventail de pratiques douces allant du magnétisme au drainage lymphatique, en passant par l’ayurvéda et le Reiki. Noémie Bloch, énergéticienne, en est la fondatrice. Comme le rappelle l’institut, ces approches s’inscrivent dans une démarche de bien-être et de prévention et ne se substituent pas à un avis médical.

Propos recueillis auprès de Noémie Bloch, énergéticienne et fondatrice de l’institut Le Nouveau Monde (21 rue d’Argenteuil, Paris 1er), à l’issue du Protocole énergétique 1h.

Questions fréquentes

Comment savoir si je manque d’énergie ou si je suis simplement fatigué ?

La différence se mesure surtout à la durée. Une fatigue passagère cède au repos et l’équilibre revient vite. Une perte d’énergie s’installe dans le temps : les symptômes deviennent récurrents et l’on garde la sensation de fonctionner en dessous de ses capacités malgré le repos.

Qu’est-ce que l’ancrage et comment le pratiquer ?

L’ancrage est un exercice de présence qui consiste à renforcer sa connexion au corps et au sol. On visualise la Terre sous ses pieds, puis une sensation nourrissante qui remonte à chaque inspiration. Cinq à dix secondes en pleine conscience suffisent souvent à retrouver de la stabilité.

Comment poser des limites sans se couper des autres ?

En partant de la clarté intérieure. Mieux on identifie ce que l’on ressent et ce dont on a besoin, plus il est facile de poser des limites sereines. Préserver son énergie ne consiste pas à se fermer, mais à rester présent à soi dans la relation.

Quelle est la différence entre une intention et un objectif ?

L’objectif vise un résultat extérieur, par exemple réussir un projet. L’intention concerne la qualité que l’on souhaite incarner pour y parvenir, comme la clarté ou la confiance. L’objectif se situe dans le futur, l’intention agit dès le présent.

Quel premier geste adopter dès ce soir ?

S’ancrer. C’est la pratique la plus simple et la plus accessible, et elle sert de base à tout le reste. Quelques secondes de présence au corps, le soir, suffisent à amorcer un véritable repos.