Les conseils d’Abi (Abi’s Journal) pour se re-connecter à soi grâce aux sens

7 Shares
5
0
2

Abigail Taugwalder est le genre de femme qui n’arrête jamais. Déjà à l’initiative du blog Abi’s Journal, dans lequel elle aborde tout un tas de sujets allant de la beauté au wellness en passant par la cuisine… Elle donne également des cours de Yin Yoga, de Breathwork, de méditation et de Reiki. Des disciplines qui permettent de se reconnecter à soi même, grâce au décuplement des sens. Confinement oblige, nous avons eu envie de recueillir ses différents tips pour pouvoir vivre ce moment historique avec plus de sérénité… Rencontre.

Bonjour Abi et merci de répondre à cette interview. Avec le confinement, les obligations du quotidien et la vie de famille, il est parfois difficile de se sentir en harmonie avec soi-même. Quels sont tes conseils pour se reconnecter ? 

C’est vrai, il est facile de perdre sa concentration et de se laisser emporter par le tourbillon des médias négatifs. C’est un défi pour nous tous mais c’est aussi une chance de sortir de notre zone de confort, d’essayer de faire les choses différemment et d’être ouverts à un changement de perspective.

Pour moi, c’est très important de continuer à pratiquer l’ancrage dans ma routine quotidienne. C’est pourquoi j’ai mis en place des rituels matinaux qui me permettent de commencer la journée en me reconnectant à mes sens. Je me lève avant que mes enfants se réveillent, je diffuse de l’aromathérapie organique. J’écris tous les jours dans mon journal et je pratique quotidiennement la méditation silencieuse avant de passer sur le tapis pour le Yin Yoga du matin. J’ai réalisé l’impact positif de la pratique matinale du bien-être sur les reste de ma journée. J’ai donc décidé de partager ma pratique en tant que coach dès le matin avec mes clients et j’ai initié des cours que j’appelle PJ Yoga. Tout le monde peut se présenter comme il est, toujours en Pyjama. Il n’y a pas du tout de jugement, c’est très décomplexé. Nous mettons une intention et bougons avec le souffle. ¥

Quand on habite en ville, on n’a pas toujours accès à la nature et à ses bienfaits. Comment réussir à garder le cap ? Surtout en ces temps de confinement.

Avant de déménager à Paris, j’avais un grand jardin sur mon toit à Tokyo. C’est plus facile à trouver sur des bâtiments modernes que dans Paris. Avec mon ami, on voulait trouver un endroit avec un balcon où je puisse faire pousser mes herbes, mes légumes et quelques fleurs. Je suis une jardinière urbaine qui a toujours vécu avec au moins un pot de romarin poussant quelque part même sur un rebord de fenêtre dans tous mes appartements. Le jardinage me relie à la nature. Il a également des propriétés curatives incroyables. Les vibrations de la terre, le fait que vous cultivez quelque chose à partir de graines.. C’est un véritable plaisir que vous pouvez partager avec votre famille et vos amis en utilisant et en offrant les herbes que vous avez fait pousser.

Quelles sont les huiles essentielles, les parfums, que tu utilises lors de tes séances de méditation ou de Yin Yoga ? 

Je suis heureuse que vous me posiez des questions sur ma passion pour l’olfactif. Dans mes cours, je propose des mélanges issus de ma propre marque qui sera lancée en 2021 et qui s’appelle Asagiri Beauty. C’est un mot japonais qui signifie «brume matinale». Chaque jour est un nouveau départ. Asagiri est une collection de produits à intégrer directement dans vos rituels, dans votre vie, qui vous soutiennent et vous renforcent grâce au pouvoir du parfum.

Pour l’instant, je vous présente mes trois parfums signatures qui s’accordent avec mes différentes pratiques. Le premier concerne l’encrage . Si vous êtes trop dans la reflexion ou si vous vous sentez perdu, cela vous ramène sur terre, avec un sentiment d’appartenance paisible. Le second est rafraichissant. Si vous vous sentez coincé, si vous répétez la même histoire encore et encore, celui-ci agit comme un gros bol d’air, élèvera vos vibrations et vous aidera à bouger. Le troisième est apaisant. Juste un beau parfum apaisant qui ressemble à un baume pour votre cœur.

Dans mes cours il est important de laisser chacun choisir son parfum en fonction de son état d’esprit actuel. Ça peut être la même chose pendant des mois jusqu’à ce qu’un jour, on passe à un autre. Juste un autre rappel que nous sommes en constante évolution.

L’ouïe fait également partie des éléments que tu mets en avant à travers les sons émis par les bols tibétains. Peux-tu nous parler de ce que ces sons réveillent en nous ? De leurs différents pouvoirs aussi. 

J’utilise mon bol tibétain pour marquer le début et la fin du cours. Il y a quelque chose de très émouvant dans les vibrations du bol. Très apaisant. Je pourrais peut-être en faire plus pour incorporer le bain sonore dans mes cours. Pour l’instant, j’aime inclure différents types de musique en fonction de l’heure de la journée à laquelle je donne mes cours. La musique est comme un parfum, elle évoque des émotions en un instant. Pendant le Yin yoga, elle peut nous accompagner pendant que nous maintenons l’espace et que les émotions surgissent.

Parlons de ta rencontre avec le Yin Yoga. Qu’est ce que cette pratique te procure ? Qu’est ce qu’elle t’a apportée dans ta vie de femme, de mère et d’entrepreneur ?

Le Yin yoga est un outil incroyablement puissant qui nous aide à cultiver le calme. J’aime dire que ‘le calme est une superpuissance’. C’est comme une personne discrète qui a une âme profonde. C’est beau. La pratique du Yin en tant que travail énergétique me fascine car nous sommes souvent tellement concentrés sur l’obtention de ce dont nous avons besoin de l’extérieur que nous oublions que nous avons tout ce dont nous avons besoin à l’intérieur. J’enseigne le Yin Yoga combiné avec la respiration et les parfums comme un outil de transformation pour nous reconnecter à notre intérieur en stimulant nos sens. Ce qui est le plus important, c’est la vulnérabilité de chacun de nous dans la pratique. le lâcher prise . En me guérissant du passé, je veux partager avec les clients des moyens de surmonter le passé ou les histoires actuelles dans lesquelles ils peuvent se sentir bloqués. Les aider à se reconstruire par leur propres forces intérieures est mon principal but dans mon coaching holistique.

Comment celle-ci permet de lâcher prise ? 

Dans le Yin Yoga, nous libérons physiquement l’action et la contraction des muscles. En tenant les poses pendant quelques minutes dans l’immobilité et le silence, nous avons le temps d’aller vers l’intérieur, en descendant de notre être intellectuel à une personne émotionnellement connectée. Nous pratiquons la pleine conscience. Notre cerveau se détend. Nous puisons dans le système nerveux parasympathique, pour nous reposer et nous restaurer. Et si vous restez assez longtemps et que vous allez assez profondément, vous re-boostez votre Chi, votre énergie intérieure qui se sent incroyablement autonome. Ainsi, vous pouvez vous sentir suffisamment en sécurité pour lâcher prise et suivre le courant. Vous devez le pratiquer pour le ressentir. Ça ramène un grand sentiment d’appartenance et de stabilité.

As-tu des livres de développement personnel, des podcasts, qui t’ont aidé dans ta re-connexion avec toi-même ?

J’adore lire, hélas je suis une lectrice très lente donc ma bibliothèque est pleine de livres que j’admire. J’ai beaucoup aimé l’autobiographie de A. Singer dans «The Surrender Experiment» et les histoires de la vie de Dan Brule dans son livre «Just Breathe»., Ma copine Susan Oubari a écrit un livre sur la respiration dernièrement aussi. Un documentaire fascinant sur le pouvoir de la mise à la terre avec le Dr Stephen T Sinatra m’a fait acheter son livre «Earthing» que j’ai hâte de lire. Sinon, j’adore écouter le Dr Andrew Huberman sur les neurosciences. Je suis une fan !

Quelle est ta définition de la beauté ?

Je crois en la beauté intérieure – elle éclaire et brille à travers notre peau – et lorsqu’elle est combinée avec soin et empathie – vous rayonnez.

Un mot pour les lectrices d’Holissence ? 

Je suis très honorée de pouvoir répondre à ces questions pour Holissence, d’inspirer les femmes et de tendre la main aux lectrices. En ces temps de crise, ne soyons pas si dures avec nous-mêmes. Cultivez la légèreté et souriez souvent. “ Nothing is impossible, the word itself says I am possible” (Rien n’est impossible, le monde lui-même clame que ça l’est) – Audrey Hepburn.

7 Shares
You May Also Like