La sophrologie pour les enfants, avec Catherine Aliotta

Catherine Aliotta a fondé et dirige l’Institut de formation à la sophrologie. Surtout, elle vient de signer deux bandes dessinées pour initier les bambins à cette technique de relaxation et de développement personnel. Nous l’avons rencontrée.

Catherine Aliotta sophrologue

Ils viennent d’arriver en librairie. Cours, cours dans la cour et Elsa, la reine despote sont des albums illustrés, qui racontent les difficultés de deux enfants et leur donnent des clés – des exercices de respiration et de visualisation – pour s’en sortir. Au coeur de ces deux premiers tomes, le harcèlement, du point de vue de la victime et du harceleur. L’occasion de rencontrer l’auteur, Catherine Aliotta.

Comment vous est venue l’idée de ces albums ?

Je voulais écrire des livres pour amener la sophrologie aux enfants depuis longtemps. L’idée est de leur apporter des petits outils qui s’intègrent facilement dans leur vie quotidienne. Les deux premiers volumes traitent du harcèlement, mais nous aborderons aussi des sujets moins graves, comme la timidité ou la peur de l’eau.

Faut-il que l’enfant se trouve dans une telle situation pour lui proposer ces livres ?

C’est plutôt le contraire ! En tant que parent, on ne se rend pas toujours compte que son enfant est embêté dans la cour. Il arrive aussi des choses que l’on ignore de notre enfant, qui peut être lui-même le harceleur. Ces livres sont un moyen de communiquer sur le sujet, une façon d’ouvrir la porte. C’est aussi une occasion de développer la confiance et la connivence avec ses enfants, en lui permettant de révéler ses forces et ses faiblesses.

Voyez-vous beaucoup d’enfants en consultation ?

En effet ! Il y a de nombreux parents qui ont à coeur de donner des outils à leurs enfants… et une réalité faite de nombreux enfants stressés. Ils ont la boule au ventre, sont préoccupés.

Auriez-vous des astuces pour les parents qui souhaitent proposer de la sophrologie à leurs bambins ?

D’abord, cela ne doit pas durer des heures. Ensuite, il faut saisir toute opportunité. Et enfin, il faut que cela reste dans le jeu.

Par exemple, pour aider un enfant excité à se calmer – le soir avant de s’endormir  – on peut lui proposer d’allonger le temps de son expiration pour ralentir son rythme cardiaque, en soufflant comme dans une paille, voire dans une paille si c’est difficile à imaginer. On peut demander à l’enfant de compter, ou compter pour lui, pour l’encourager à souffler de plus en plus longtemps.

Avec un enfant très excité ou très énervé, on peut expérimenter un autre exercice, qui permettra de décharger l’énergie. Un muscle qui se contracte se détend, forcément. Donc, on demande à l’enfant d’inspirer, puis de bloquer son ventre et de contracter tout son corps, le plus fort possible, pour ressembler à une statue… avant d’expirer d’un seul coup. Répété trois fois de suite, cet exercice permettra à l’enfant de s’apaiser à coup sûr !

Cours cours dans la cour