Et si le bien-être n’était pas une routine à optimiser, mais une manière d’habiter le monde ?
Au Portugal, le bien-être ne se proclame pas, il se vit. Il s’inscrit dans les gestes simples, la chaleur humaine, le rapport apaisé au temps. Une philosophie discrète, loin de l’injonction à la performance, qui résonne profondément avec la vision Holissence : celle d’une sobriété heureuse, incarnée, profondément humaine.
Une culture de la simplicité choisie
Au Portugal, le minimalisme n’est pas une tendance esthétique, mais une réalité culturelle. Les intérieurs sont sobres, fonctionnels, souvent transmis de génération en génération. On répare, on garde, on fait durer. Cette relation au matériel traduit une forme de sagesse : moins posséder pour mieux vivre.
Dans les quartiers de Lisbonne comme dans les villages de l’Alentejo, la beauté se niche dans l’essentiel : un carrelage ancien, une table en bois patiné, la lumière qui entre sans filtre. Rien n’est superflu, tout est vécu.
Cette simplicité apaise. Elle libère de la charge mentale liée à l’accumulation et invite à se reconnecter à l’essentiel : soi, les autres, le moment présent.
La lenteur comme art de vivre
Ici, la lenteur n’est pas un luxe, c’est une norme. On prend le temps de boire son café debout au comptoir, d’échanger quelques mots, de regarder passer la vie. Le temps n’est pas découpé en créneaux productifs, il est habité.
Cette relation au rythme rappelle que le bien-être n’est pas dans la multiplication des pratiques, mais dans la qualité de présence. Marcher sans but précis, s’arrêter face à l’océan, attendre le coucher du soleil… autant de micro-rituels qui réancrent.
Dans un monde saturé de notifications et d’urgences auto-imposées, la culture portugaise offre une alternative précieuse : ralentir sans culpabiliser.
Le lien social comme socle du bien-être
Le bien-être à la portugaise est fondamentalement collectif. Il passe par le lien : la famille élargie, les voisins, les habitués du café. Les repas sont longs, partagés, bruyants parfois, toujours chaleureux. On se parle, on rit, on se touche, on existe ensemble.
Cette dimension relationnelle est centrale. Elle agit comme un régulateur émotionnel naturel : on ne traverse pas les moments de vie seul·e. La joie, comme la mélancolie, se partage.
Même le célèbre saudade — cette nostalgie douce-amère souvent associée au Portugal — n’est pas une tristesse isolante. Elle est reconnue, chantée, exprimée. Une manière saine d’accueillir les émotions, sans les fuir.
Une joie discrète, mais profondément ancrée
Ici, la joie n’est pas démonstrative. Elle est subtile, quotidienne, presque silencieuse. Elle se glisse dans un café chaud, un gâteau encore tiède, une discussion improvisée. Une joie qui ne cherche pas à se montrer, mais à se ressentir.
Cette vision rejoint l’idée d’un bien-être moins spectaculaire, plus durable. Un bien-être qui ne dépend pas d’un achat, d’une performance ou d’un objectif atteint, mais d’un alignement intérieur et d’un environnement humain sécurisant.
Ce que le Portugal nous apprend du bien-être
La culture portugaise nous rappelle que le bien-être ne se consomme pas, il se cultive.
Qu’il ne demande pas toujours plus, mais souvent moins.
Moins de bruit, moins de vitesse, moins de contrôle.
Et davantage de présence, de chaleur, d’authenticité.
À l’heure où le bien-être est parfois réduit à une liste de pratiques à cocher, le Portugal offre une respiration. Une invitation à revenir à une forme de sagesse simple, profondément incarnée.
Une leçon précieuse : prendre soin de soi commence souvent par la manière dont on vit avec les autres, et avec le temps.
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