La maladie ou « le mal a dit » : quand le corps parle pour nous

« En avoir plein le dos », « avoir la peur au ventre », « avoir mal aux cheveux », « avoir le coeur gros »… Sans doute avez-vous déjà entendu ces expressions, peut-être les utilisez vous vous-même. Et si ce n’était pas anodin ?

Des émotions tues (qui tuent?)

Et si le corps était le miroir de l’âme ? Si, en déclenchant des maux, voire une maladie, il cherchait à attirer notre attention sur une émotion que nous n’avions pas envie d’entendre ? La première fois qu’une amie me l’a suggéré, en bonne cartésienne, j’ai levé les yeux au ciel. Mais j’ai écouté quand même, parce que ce qu’elle me disait résonnait en moi, alors même qu’elle ignorait mon état d’esprit du moment (une histoire d’entorse de la cheville – symbole de la difficulté à bouger, à prendre des décisions – alors que j’étais en pleine négociation pour un nouveau job, hum).

Cette amie n’avait rien inventé : la médecine chinoise, déjà, s’intéressait aux causes du mal, d’un point de vue holistique. Essayez de brancher un ostéopathe sur le sujet, il y a peu de chances qu’il tombe des nues. Un homéopathe ? Idem. Le principe est simple : si vous mettez un couvercle sur une émotion (peur, colère…), celle-ci peut resurgir sous forme de douleur ou de maladie. Et si vous assumez cette émotion, voire que vous réglez votre problème, le mal disparaît. Alors, l’idée n’est pas d’arrêter de se soigner, mais plutôt de profiter de ce message pour s’interroger sur son mental et de se donner toutes les chances pour que la maladie ne s’aggrave ou ne revienne.

La carte des maux

Le corps est tellement bien fait que chaque point de douleur donne des indices sur son origine. Par exemple :

  • la gorge symbolise la difficulté à s’exprimer (« ça m’est resté au travers de la gorge »).
  • les épaules renvoient aux freins qui nous empêchent d’avancer.
  • les maux de ventre illustrent la gêne à comprendre et à assimiler (oui, on pourrait dire digérer) ce qui se passe dans notre vie.
  • les problèmes de peau mettent en lumière l’embarras dans les relations extérieures.

De nombreux ouvrages existent sur ce sujet. Le plus complet et le plus reconnu est sans doute celui de Michel Odoul, fondateur de l’Institut Français de Shiatsu : « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi« . Bonnes recherches !