photo Elodie Lamboley Shiatsu

Maison Bien-Être Holissence : un Shiatsu avec Elodie Lamboley

Coaching holistique, naturopathie, Shiatsu, Reiki, Sound Healing… Jusqu’au 28 février, la Maison Bien-Être Holissence vous accueille au Bon Marché Rive Gauche. Venez profiter d’un large choix de soins holistiques (consultations privées, massages du visage et massage Renata) en plein cœur du grand magasin historique.

Nos consultations privées sont réalisées par des thérapeutes qui proposent des approches aussi différentes que complémentaires. Aujourd’hui, rendez-vous avec Elodie Lamboley pour découvrir la pratique du shiatsu.

Rencontre avec Elodie Lamboley

Ton parcours professionnel est très riche ! Peux-tu nous en dire plus et nous expliquer comment est née cette passion pour le Shiatsu ?

La vie professionnelle a été clémente avec moi. J’ai eu la chance d’exercer mon premier métier passion de journaliste dans des supports très divers : de la presse quotidienne régionale jusqu’à la presse internationale automobile pour terminer dans l’action sociale. S’en est suivie une petite incursion dans le monde de la communication dans un groupe allemand et accident de parcours en RH qui m’a néanmoins poussée vers le bénévolat à la Croix Rouge en action sociale. En résumé, j’ai saisi les opportunités. Mais, en y réfléchissant, je vois un motif commun à ces choix professionnels : essayer de faire progresser la société à mon humble niveau.

Puis, par un hasard qui fait bien les choses, j’ai entendu parler du Shiatsu lors d’une retraite de yoga en 2013. Deux jeunes femmes étudiaient à l’Ecole de Shiatsu Thérapeutique. J’ai rencontré mon futur professeur, lors de portes ouvertes. Je me suis tout de suite dit que serait lui et personne d’autre. En tant que coureuse de fond, le fonctionnement du corps humain a toujours piqué ma curiosité afin d’améliorer mes performances, donc l’idée d’apprendre une technique manuelle thérapeutique m’a séduite. J’ignorais tout de la médecine chinoise, tout comme je ne me doutais pas que le Shiatsu prendrait une telle place dans ma vie. La graine a germé progressivement, à force de travail, d’étude, de pratique intense.

Je pense surtout que j’ai réalisé le potentiel du Shiatsu en 2014, en traitant ma petite sœur. Je débutais, mais notre protocole est remarquable. Son rythme cardiaque est passé de 110 puls/mn à 80 après le soin. L’infirmière n’en revenait pas. Le vrai déclic s’est produit à ce moment-là. Je pouvais faire une différence. Chaque soin me rend heureuse. Cette joie et la « main de souffle » se cultivent tous les jours. Mon école prône le Qi Qong pour se recentrer, mais je préfère le yoga, même si je pratique un peu le Qi Qong et beaucoup les auto-massages.

Je suis également professeure de yoga certifiée 300h. Je ne donne que des cours particuliers ou en entreprise en petits groupes pour privilégier la qualité de l’enseignement et aider les élèves à progresser.

Je vois que tu es active au sein des hôpitaux. Comment la pratique du shiatsu aide-t-elle les patients et le personnel soignant ?

La pratique en hôpital est une de spécificités de mon école car nous devons pratiquer un minimum de 300h. Les ateliers à Cochin, Necker, Saint Antoine, Corentin Celton… destinés au personnel ont beaucoup de succès. Le personnel se ressource pendant une heure : certains récupèrent de leurs longs horaires et se recalent après 48h de garde par exemple. Les aides-soignants ont souvent des douleurs muscolo squelettiques que l’on soulage.

Lors du premier confinement, nous avons organisé une mission Covid à Cochin et à l’Hôtel Dieu. Je gérais l’équipe de l’Hôtel Dieu.  Pendant 2,5 mois, nous avons soutenu bénévolement le personnel. Les soignants ont retrouvé le sommeil, et nous les avons aidés à alléger leur stress et la fatigue. Une urgentiste m’a dit : « vous nous réhumanisez par le toucher ». C’était fort.

Côté patients, l’association de l’école intervient en pédopsychiatrie à la Pitié-Salpétrière. Seuls les élèves en 4ème année ou plus peuvent y intervenir. J’adore ces trois heures, les adolescents sont très réceptifs au toucher et sont souvent plus apaisés après le soin. Leur parcours de vie n’a pas toujours été simple. Le Shiatsu n’est pas dans leur protocole de soins, ils choisissent de venir. C’est vraiment un moment privilégié.

Pendant octobre Rose, j’ai reçu 8 femmes atteintes ou en rémission du cancer du sein. Les résultats sont aussi très bons, pour soulager les soucis, amoindrir les nausées, lutter contre la fatigue, nettoyer un peu le foie bien chargé suite à la prise de médicaments, redonner un élan…

As-tu quelques conseils simples pour créer sa bulle de bien-être ? Et booster son système immunitaire ?

Ha les conseils… rien de magique, juste du bon sens. J’insisterai sur :

  • le sommeil, primordial pour lutter contre le stress
  • manger à heures régulières et le plus possible – de saison et local
  • éviter les aliments industrialisés
  • apprécier un ou deux carrés de chocolat à 85% de qualité
  • pratiquer une activité physique régulière

J’aime bien identifier le ou les petits instants positifs de ma journée, les savourer et être reconnaissante de les avoir remarqués. C’est réjouissant. Il y a 15 jours, j’ai regardé les photos du bébé d’une amie que j’ai suivie pendant sa grossesse. Un petit moment de grâce devant une telle perfection.

En effet, je suis également formée à la maternité avec Suzanne Yates où l’approche de la grossesse, du post natal, du soin pour les bébés est plus féminine, plus enveloppante. Les mamans adorent. Je donne aussi les clés pour accompagner la femme en général tout au long de son cycle. Je trouve cette approche indispensable dans une société où les mots menstruations, règles, périménopause ou ménopause sont encore tabous.

Les bienfaits d’une séance de Shiatsu avec Elodie Lamboley

J’aime définir le Shiatsu comment un art du toucher japonais, fondé sur la médecine chinoise. Lors d’une consultation, j’exerce des pressions rythmées, avec quelques pauses, sur les méridiens d’acupuncture le long de tout le corps : de la tête au pied.

Au Japon, on pratique le Shiatsu pour ne pas tomber malade, pour chasser l’énergie perverse. En Occident, on l’utilise pour soigner et parfois, maintenant, pour prévenir la maladie. La médecine chinoise envisage l’humain comme une entité globale. Le corps et l’esprit (ou les émotions) sont étroitement liés, tout comme le sont les méridiens. Par exemple, les soucis impactent l’énergie de la rate. Mais, l’énergie de la rate peut être affaiblie par une nourriture trop grasse ou trop sucrée. Le mental se laissera envahir plus facilement par les soucis. C’est un exemple très schématique. La prise de pouls et une discussion avec la personne affinent le diagnostic.

L’objectif est de régulariser l’énergie, de redonner à l’individu un équilibre Yin/Yang adéquate. L’action de mes doigts fait vibrer le Qi, la force vitale. L’effet peut être instantané, mais cela peut prendre plus de temps, requérir plusieurs séances accompagnées d’un changement de comportement. Une approche qui n’est pas en adéquation avec notre époque où l’on s’attend souvent à ce que tout aille plus vite que la musique. Il me semble pourtant bien nécessaire de ralentir, de ne pas toujours être tourné vers l’extérieur, de ne pas toujours être dans le faire. Trouver la voie du juste milieu.

Découvrez la programmation intégrale de la Maison Bien-Être Holissence du Bon Marché Rive Gauche et retrouvez-y Elodie tous les mercredis de 10 heures à 20 heures. Le reste du temps, Elodie partage son temps entre Paris et les Vosges où elle a aussi un cabinet. Retrouvez de plus amples informations sur son site internet.

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