Caroline Gentien : Rencontre avec la co-fondatrice de Simone

Caroline Gentien est une jumpeuse : elle n’a pas peur de faire de grands sauts. Il y a trois ans, elle a quitté son poste de directrice de Sarenza pour co-fonder Simone, l’app des services de beauté à domicile. Et l’année dernière, elle a déménagé avec toute sa famille de Paris à Bruxelles, pour gagner en qualité de vie. Rencontre avec l’audace incarnée.

Caroline Gentien, vous avez un parcours professionnel impressionnant. Comment avez-vous construit votre CV ? 

Ma carrière s’est faite au hasard des rencontres. Au départ, j’étais dans une petite agence de communication. Sarenza était leur client. J’y étais entrée par l’intermédiaire de ma belle-soeur. Puis j’ai quitté Sarenza – après dix ans durant lesquels l’entreprise était passée de 4 à 200 personnes-. Au cours de mon deuxième congé maternité : j’avais envie de changement, mais je ne savais pas quoi. C’est là – au moment où je pouvais me poser, réfléchir, rencontrer des gens, que j’ai croisé la route de mon associée, qui traversait la même expérience.

N’avez-vous pas eu peur de ce saut dans le vide ?

J’ai l’habitude de dire : Et puis au pire, on meurt. C’est un peu une méthode de cow-boy, mais j’avais dans la tête que si ça ne marchait pas, je trouverais autre chose. On n’a pas toujours toutes les réponses et c’est tant mieux. En effet, si on liste toutes les interrogations et les incertitudes, c’est vertigineux et c’est là qu’on a peur. Savoir, c’est s’enlever la fraîcheur du quotidien !

Qu’est-ce qui vous plaît et vous déplaît dans cette aventure entrepreneuriale ?

J’aime apprendre des choses – même si elles me faisaient un peu peur – instinctivement, je ne suis pas en attente de confort. J’aime aussi la multitude d’incroyables rencontres que j’ai pu faire : en période de doute, ou de questionnement, je n’hésite pas à solliciter ceux qui sont déjà passés par là et c’est génial. On ne peut pas être créatif et enthousiaste en restant vissé sur sa chaise cinq jours sur sept.

Ce que j’aime moins, c’est de ne pas savoir de quoi demain sera fait : l’entreprenariat est un peu précaire, c’est un peu flippant. J’aime moins, aussi, l’équilibre vie perso et pro chamboulé. Il faut être toujours super connecté, c’est difficile de dépressuriser.

Justement, comment faites-vous pour trouver le bon équilibre ? 

L’une des clés, c’est l’anticipation : parfois, il vaut mieux se ralentir une ou deux semaines pour préparer un mois ou deux, au lieu d’avoir toujours la tête dans le guidon. Une autre consiste à prendre du temps pour soi. Personnellement, j’ai tendance à mettre le travail au top de mes priorités mais au bout d’un moment, on devient blanc, irascible, désagréable… Alors j’essaie de garder de l’espace pour faire des choses en famille, aller au Pilates…

Où trouvez-vous vos ressources ? 

J’ai longtemps monté à cheval, dans une ambiance très nature, mais j’ai dû arrêter. Cela manque terriblement à mon équilibre. Je recommence à le trouver : nous avons déménagé à Bruxelles, une ville beaucoup plus verte, moins dense et sensoriellement plus calme que Paris. A l’occasion de ce déménagement, nous avons abandonné notre télé: nous avons toujours un écran pour regarder des films, mais plus les chaînes. Cela change beaucoup de choses, intellectuellement parlant. Le temps est de meilleure qualité. Je suis plus disponible, mieux organisée.

Votre entreprise, Simone, aide les femmes à trouver du temps pour elles. Que proposez-vous exactement ?

Simone est une app dédiée à la beauté mobile. En outre, nos clientes peuvent commander, tôt le matin et tard le soir, des soins à domicile. C’est une démarche holistique, c’est important pour l’estime de soi. Au début, nous étions seulement sur les ongles pour tester nos convictions : autant être bon sur un truc que moyen dans plusieurs domaines. Nous avons vraiment une approche experte. Au bout d’un an, nous avons ajouté la coiffure, le maquillage et, depuis cet été, l’épilation. On se déplace aussi de plus en plus en entreprise, pour des après-midi beauté-détente.

Vous-même, comment prenez-vous soin de vous ?

Pour synthétiser, ma routine beauté tient en un seul mot : hydratation, hydratation, hydratation. J’utilise le sérum anti-soif de Clarins, je teste, chez Fresh, l’huile pour le visage et le masque à la rose. Et j’aime beaucoup la lotion hyper hydratante de Fillorga, que j’applique en couche épaisse car elle tient. Pour nettoyer mon visage, j’apprécie le masque détoxifiant de Prescription Lab. Pour mes cheveux – super important – je choisis le shampoing au miel Leonor Greyl, ou celui aux germes de blé de Christophe Robin. Enfin, mon truc en plus consiste à utiliser les masques gants et chaussons Kure Bazaar à l’aloe vera, le résultat est bluffant. Et, sur les conseils d’une journaliste beauté, je me fais régulièrement faire des massages Kobido du visage, ça aide ma peau à bien vieillir.

On est obligé de vous demander ! Avez-vous toujours des mains impeccables ? 

Haha, avant, quand je rencontrais des gens, je regardais leurs chaussures. Maintenant, je regarde leurs ongles. Et si les miens ne sont pas faits, je les cache ! Je n’ai pas toujours de vernis, mais mes mains sont toujours propres. J’ai appris à m’en occuper moi-même et j’y prends beaucoup de plaisir.

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