Petit manuel de survie aux réunions de famille

Dans les films, les familles sont naturellement heureuses de se retrouver pour les fêtes. Dans la réalité, votre mère vous trouve trop maquillée. « Dis-donc, tu n’aurais pas grossi, toi ? », balance votre frère. Et votre père ne supporte pas vos enfants, trop bruyants. Peut-on vraiment passer un joyeux Noël dans ces conditions ? En tout cas, on peut essayer !

Rendre à César… 

C’est un principe classique de psychologie : quand quelqu’un dit quelque chose, il parle surtout de lui. Donc, si votre mère a quelque chose à dire concernant votre tenue ou votre maquillage, vous pouvez lui rendre ce qui lui appartient, sans agressivité : « J’ai l’impression que tu n’aimes pas les jupes courtes« , pourrait suffire à la calmer. Quant à votre père, excédé par l’enthousiasme bruyant des enfants, il pourrait se contenter d’un « C’est difficile d’entendre des bambins crier quand on n’a plus l’habitude« . Vous entendez leur agacement, vous le reconnaissez. C’est déjà un pas. Au pire, dégainez la communication violente, en expliquant que ces remarques vous blessent . Parfois, cela peut donner lieu à des discussions constructives !

Jouer la carte de la gratitude

On mésestime beaucoup le stress de ceux (enfin, surtout celles #chargementale, tout ça) qui reçoivent. L’implication émotionnelle d’autres, qui se sont creusé la tête pour l’achat des cadeaux. La fatigue des derniers, qui ont fait un long voyage pour mettre les pieds sous la table… Autant de bonnes raisons de faire preuve d’empathie. Jouons un peu : faisons comme si ceux qui nous agacent étaient notre vieille tante Sarah, oui, celle qui nous gâtait tant enfant, mais qui a une fâcheuse tendance à radoter et débloquer en prenant de l’âge. Bien qu’elle vous énerve, vous gardez pour elle une tendresse qui vous fait tout lui passer. Le miracle, c’est que cela peut aussi fonctionner avec d’autres. Et qu’un « merci » fait toujours plaisir.

Faire diversion

La « fête » s’éternise et vous ne savez plus comment empêcher vos enfants de transformer la crèche en ménagerie Playmobil / votre mec de se resservir (pour la 54ème fois) en champagne ? Tentez la distraction ! Si l’ambiance est bon enfant, la sortie d’un vieil album photo peut faire l’affaire. Sinon, le puzzle est un classique – moins sujet aux querelles personnelles. Enfin, si l’orage se profile, sortez : il y a forcément une promenade à faire dans le coin, un père Noël à chercher dans le jardin ou un bar encore ouvert à proximité pour noyer votre chagrin.

Respirer

On y revient toujours (et heureusement) ! Respirer reste la meilleure manière de faire redescendre la pression. Inspirez, expirez. Demain est un autre jour (avec des cadeaux à revendre sur le Bon Coin).