L’interview de Sophie Trem : quand lâcher prise rime avec acceptation et self-care

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Il y a quelques semaines, nous vous parlions de Sophie Trem, une bombe d’énergie et de bonne humeur ayant récemment sorti son livre « La Good Mood Class » aux éditions Albin Michel. À l’occasion de notre rendez-vous Holissence placé sous le signe du vaste sujet qu’est le lâcher prise, nous avons eu envie de recueillir l’avis mais aussi les conseils de Sophie sur la question. Alors à vos cahiers… 

Hello Sophie, première question très simple : qu’est-ce que ça veut dire pour toi lâcher prise ? 

Pour moi le lâcher prise correspond à l’acceptation. Faire avec la réalité et continuer à avancer. Car finalement, quand on ne lâche pas prise on est encore agrippé à quelque chose qui nous empêche d’avancer.

Avec ta vie de famille, ton livre et ta Good Mood Class, comment fais-tu pour lâcher prise ? Tu as des petits tips à nous donner ? 

La première chose qui m’a aidée c’est d’apprendre à me connaître. Parce que souvent on se demande comment lâcher prise mais en fait cette notion est très personnelle à chacun d’entre nous. Tout le monde n’a pas la même façon de s’accrocher aux choses. La réelle question à se poser d’après moi c’est : « pourquoi on n’arrive pas à lâcher prise ? » et pour y répondre, il faut se connaître suffisamment. Avoir conscience de ça, c’est à mon sens déjà un travail en soi.

Les 5 points clés dont je parle dans mon livre, aident également à optimiser tous les paramètres afin de se donner du jeu pour prendre du recul. La posture dans laquelle on est est parfois peu favorable à cause de la fatigue, d’une mauvaise alimentation, d’une mauvaise respiration qui sont des facteurs qui détériorent le système nerveux. Les idées vont donc s’enchaîner et la panique peut venir beaucoup plus rapidement. Le but est donc de créer cette flexibilité mentale et physique afin d’accepter que finalement, on ne contrôle rien. Car le seul moyen d’avancer c’est de s’adapter aux conditions telles qu’elles sont. 

D’après toi, qu’est-ce qui fait qu’on a du mal à lâcher prise justement ? 

On est trop nerveux. Trop dans le contrôle et trop fatigué. Le problème c’est qu’on épuise notre corps à toujours vouloir en faire trop. Il est important de récupérer, de se détacher des choses. Et le seul moyen de se détacher c’est de retrouver une flexibilité d’acceptation. Il faut arrêter de penser que les choses doivent se passer que comme on l’avait imaginé, parce qu’il y a forcément des fluctuations.

As-tu des livres qui t’ont aidé à te libérer de ce qui t’entrave ?  

La puissance de l’acceptation de Lise Bourbeau. Et c’est important de compléter cette lecture par une bonne connaissance de soi pour se donner un peu de leste et chercher à s’améliorer pour vivre mieux. Si tu as un mur en béton en face de toi mais que tu veux continuer à ouvrir la porte tu ne pourras pas avancer. Il est donc important de se rediriger, trouver de nouvelles solutions et revenir à du bon sens. Avoir en tête que les choses ne peuvent pas toujours marcher et de cette façon réduire le temps d’accrochage et la contrariété qui va avec. 

Tu fais partie des intervenants du rendez-vous d’Holissence au Grand Rex sur le lâcher prise, qu’est-ce que tu aimerais que public retienne ?  

J’aimerais que les personnes qui seront là s’aperçoivent que la solution est toujours en eux, et que finalement ce n’est pas si compliqué de lâcher prise. C’est une question d’habitude, une fois qu’ils auront appris à le faire, ils devront pratiquer cette acceptation souvent pour créer une gymnastique de l’esprit et l’ancrer dans leur quotidien et leurs habitudes. Car le lâcher prise passe à la fois par le corps et l’esprit.

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