Portrait de Géraldine Decaux, la fondatrice habitée de Lighinderm

Il y a des entreprises dont l’essentiel du travail repose sur une campagne marketing bien rodée, et puis il y a les autres… Celles comme Lightinderm qui jouent dans la cour des grands. Cette marque s’est affairée, depuis sa création, à mettre au point un protocole de soin complexe et efficace là pour répondre à une problématique qui nous touche toutes et tous : la beauté, la santé et l’élasticité de la peau. Du vieillissement cutané, à l’acné en passant par le manque d’éclat ou les rougeurs… Géraldine a passé en revue tous les besoins de l’épiderme et y a répondu avec Lightinderm, un appareil qu’elle a mis plus de 7 ans à conceptualiser. Une belle rencontre, que l’on a eu envie de partager avec vous… Portrait. 

Hello Géraldine, merci mille fois de répondre à nos questions aujourd’hui ! Si tu le veux bien, parle nous un peu de Lightinderm et surtout de l’histoire personnelle qui t’a amenée à créer cette marque ? 

Avec plaisir ! Je dis souvent que tout est parti du paradoxe de la lumière puisque j’ai eu une expérience de cancer de la peau à l’âge de 20 ans. Il a été parfaitement guéri et pris en charge heureusement. Du coup je l’avais un peu rangé dans une partie de ma tête pour ne plus y penser mais ce qui est vrai, c’est que ça a eu plusieurs impacts dans ma vie. Le premier c’est que j’ai fui les rayons du soleil depuis et le deuxième c’est que j’ai eu l’occasion de fréquenter de près l’univers dermatologique, que j’adore et qui me passionne. J’ai également commencé à prendre soin de ma peau car j’ai senti que c’était un organe fragile qu’il fallait préserver. C’est donc comme ça que je me suis rendue compte que ces lumières de basse intensité (LED) étaient très utilisées chez les dermatos notamment pour leur capacité de réparation et de régénération de la peau. Et finalement j’avais envie de miniaturiser cette technologie pour la récupérer à domicile. Je voulais également y intégrer des actifs afin de créer un réel protocole de soin complet.

Ensuite, finalement, le reste fut une série de rencontres puisque le projet aurait pu s’arrêter de nombreuses fois vu qu’il était très complexe, mais quand les planètes sont alignées, tout devient fluide. J’ai donc sonné à la pépinière Paris Santé Cochin où j’ai rencontré le professeur Grimaud qui venait d’installer son laboratoire de recherche fondamentale sur les tapis cellulaires. Quand je lui ai montré mes études, il a été emballé alors nous nous sommes associés. Au bout de plusieurs années de recherche, de tests aussi, nous avons donc mis au point cette machine qui combine à la fois la lumière pulsée, les actifs et le massage. 

Tu fais partie des pionnières dans le domaine du soin holistique. Comment t’es-tu intéressée à ce type de traitement ? 

L’holistique, j’y crois depuis toujours. Tout se passe à l’intérieur et je pense que c’est très important que le corps aille bien pour que la peau aille bien également. Toutes les cellules communiquent entre elles et toutes les couches de la peau aussi. C’est donc interessant de travailler à l’intérieur et en profondeur avec la lumière pour activer les photorécepteurs qui vont transformer cette énergie lumineuse en énergie biologique. C’est également passionnant de travailler de l’intérieur les fondations de la peau. Notamment la régénération et la réparation car finalement, la peau est tout le temps agressée et il ne faut pas que ce phénomène se transforme en dégât cellulaire.

Tu as mis plus de 7 ans, 450 études in Vintro avant de commercialiser l’appareil Lightinderm. Raconte nous ce parcours et quels sont les facteurs qui t’ont pris du temps ? 

Avant tout ça a été la validation scientifique qui a pris du temps. C’est la science cellulaire et biologique. Car on a d’abord regardé ce qu’il se passait au niveau des cellules donc on a fait plus de 150 tests. Et pour faire ces tests, on a du construire du matériel d’étude… Ensuite on a voulu voir ce qu’il se passe sur des explants de peau, combiner ça avec des principes actifs et bâtir un prototype qui soit très proche de l’appareil actuel pour faire varier l’étendue d’illumination. J’ai voulu vérifier que sur les cellules, les longueurs d’ondes travaillées à une certaine puissance avaient vraiment un effet sur la production de collagène. Ensuite on a eu toute une phase de développement design et technique très complexe car on voulait avoir la bonne puissance en sortie de bille. Donc finalement on a mis ensemble de nombreux experts scientifiques complémentaires qui ont dû travailler ensemble pour élaborer l’appareil Lightinderm et les sérums. 

Lightinderm programme repair, 299,85 €

Quelles ont été les difficultés que tu as rencontré pendant ce processus ? 

Pour moi ce qui a été difficile c’était de créer un produit innovant qui essuie les plâtres. Car finalement, tu commences à travailler avec des experts qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble et qui appartiennent à des univers différents qui ne coïncident pas habituellement. Ce côté collégial, il a fallu le peaufiner pour obtenir le meilleur de chaque corps de métier et que le résultat réponde aux objectifs de chacun des différents domaines. Et quand ça arrive, c’est génial même si le process peut être painfull ahah. Ensuite, il y a eu des moments ou on croyait fortement qu’une formule allait marcher er puis finalement, ça ne fonctionnait pas. Mais ce qui m’a fait tenir et m’a donné la force de continuer, c’est de voir les vraies réactions scientifiques devant mes yeux.

En accompagnement de ce traitement tu as demandé à Chantal Lehmann de mettre en place un protocole pour booster les effets. Raconte nous un peu comment est née cette alliance ?

En gardant cette idée holistique, on voulait créer une machine qui travaille jusqu’aux étages les plus profonds de la peau. On s’est ainsi rendus compte, que les cellules répondaient favorablement à plusieurs types de stimulations complémentaires. Quand on stimulait le fibroblaste par contact lumineux mais aussi biochimique et mécanique, les cellules sont en contact. Ce contact stimule les cellules et cette mécanotransduction est interessante à exploiter et à optimiser. On s’est donc dit qu’on devait demander à un facialiste expert de travailler avec nous pour étudier tout l’écosystème et les muscles du visage. Quand j’ai fait mes recherches, je suis tombée sur Chantal Lehmann et sur toutes les études scientifiques qui accompagnent son protocole Holyfitness et j’ai eu envie de la rencontrer.  C’est son côté expert m’a vraiment convaincu mais son côté humain aussi car nous sommes rapidement devenues amies ! Du coup, avec elle, on a pu apporter une toute nouvelle approche sensorielle à Lightinderm qui vient compléter l’aspect scientifique, notamment grâce au massage profond que Chantal a imaginé. Ces différents mouvements permettent de créer un effet liftant sur les parties du visage qui en ont le plus besoin. 

De façon plus personnelle qu’est-ce qui te donne la force d’accomplir ce que tu es en train d’accomplir avec Lightinderm ?

La première chose c’est probablement d’avoir l’impression d’être à ma place. J’ai la sensation qu’en réalité tout le chemin parcouru a été établi pour que je sois là ou j’en suis aujourd’hui. Et d’avoir l’impression à ma petite mesure de faire en sorte que le monde aille mieux car moi ce que j’aime faire, c’est m’occuper de la peau des femmes. Et à dire vrai, je pense qu’il y a une partie de caractère aussi car j’aime aller au fond des choses. 

Dernière question : si tu devais avoir un mantra quel serait-il ?

J’ai envie de te dire « ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » de Mark Twain. 

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